LA VALISE VIDE
Théâtre
Langue : français
Durée : 1H30
La Valise vide touche à des thèmes qui concernent notre temps et nos sociétés comme la migration et le retour d’exil, le deuil d’un ailleurs impossible, la violence de l’intégrisme et de l’extrémisme religieux, la « mondialisation » du regard, le soulèvement et la révolte, le pouvoir de la création artistique, la place des contes et récits de vie, la différence des genres homme et femme, l’écart d’une génération à l’autre, la perception du temps, la tenue vestimentaire…
Mise en scène : Guilda Chahverdi
Texte : Kaveh Ayreek
Avec : Alice Rahimi et Shahriar Sadrolashrafi
Assistant à la mise en scène : Laurent Dimarino
Lumière et vidéo : Camille Mauplot
Images : Aziz Hazara et Zakir Mandegar
Création sonore - musique : Julie Rousse
Scénographie : Anaïde Nayebzadeh
Régie générale : Loïc Simac
Régie plateau : Émilie Fouilloux
Dessin : Latif Eshraq
LA VALISE VIDE
Que se passe-t-il quand la terre d’origine, qui a nourri toutes les cellules d’un corps, soudainement se dérobe ?
Il y a l’exil puis le retour d’exil et à nouveau l’exil. Il se répète.
On s’habitue au voyage mais pas à quitter la terre qui a vu naître nos premières sensations. Les êtres se soulèvent mais il y a un vide, ils mutent.
En 2001, à la chute des talibans, des milliers d’Afghans exilés sont retournés dans leur pays avec le rêve de reconstruire et de vivre en paix. Ce retour d’exil des familles s’est prolongé dans les années 2010 tandis que les talibans menaient une guerre nouvelle pour reconquérir le pouvoir. Il y eut une cohabitation entre paix et chaos. En 2021, les talibans ont repris le pouvoir.
Dans les années 2010, un jeune couple afghan, Maryam et Hamid, dont les parents avaient migré en Iran au début de la longue série des guerres afghanes, décide de retourner dans ce pays qui est le leur : un Afghanistan imaginé, fantasmé, mais jamais connu ou rencontré.
L’histoire de La Valise vide est l’histoire d’un retour d’exil. Tableau après tableau, ils donnent à comprendre comment surgit la violence aux prises avec la logique d’un pouvoir arbitraire. L’amour qui lie le couple est mis à l’épreuve. Maryam et Hamid ne se reconnaissent plus dans le regard de celle et celui qui avait autrefois été aimé. Ils se dérangent. Ils se fuient.
Ici le pays est l’Afghanistan, la terre d’exil est l’Iran, mais l’histoire pourrait se dérouler ailleurs, elle pourrait être celle d’un autre couple meurtri par une autre guerre, déchiré entre deux autres frontières.
Dossier
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Coproduction Les Rencontres à l’échelle - B/P ; Pôle des arts de la scène - Friche la Belle de Mai, Compagnie Se non è vero, Théâtre Antoine Vitez Aix-en-Provence, Festival Sens Interdits Lyon, avec le soutien de la ville du Chambon-Feugerolles / Association Loire en scène et du Jeune Théâtre National
Avec le soutien de l'Onda et de la Maison Antoine Vitez pour la traduction
Parution aux éditions l'Espace d'un instant
Remerciements : Cécile Falcon, pour ses conseils artistiques ; Jeff Bizieau, pour son regard chorégraphique ; Mahmood Peshawa, artiste peintre ; Stagiaires : Charlotte Candas (lumière), Simine Keramati (scénographie et costume), Célia Pistono (direction d’acteur)
Captation des répétitions et photographie Colas-Bruno Isnard, Lois Simac et Naseer Turkmani Répétitions à Paris Théâtre Thénardier et le Carreau du Temple
Entretien avec Guilda Chahverdi à l’occasion du Focus Afghanistan au Théâtre de la Ville « Les passeurs de mémoires »
https://www.theatredelaville-paris.com/fr/theatre-sans-frontieres/les-passeurs-de-memoire-entretien-avec-guilda-chahverdi








